Présentation
Dans les parcs, sur le pas de leur porte, ou même à l'usine, les Chinois sont des millions à pratiquer quotidiennement des exercices physiques qui ressemblent à une gymnastique douce.
De plus en plus d’Occidentaux suivent leur exemple et pratiquent le tai-chi (Tai Ji Quan) ou le Qi Gong (se prononce tchi koung).
Ensemble, ces deux approches sont considérées comme étant de « l'entraînement énergétique », selon les principes de la Médecine traditionnelle chinoise (MTC).
Le Qi Gong se différencie principalement du tai-chi par la place prépondérante qu’il accorde à la maîtrise de « l’énergie vitale ».
En effet, le mot Qi, dans Qi Gong, désigne le flux énergétique omniprésent qui anime toute chose, et qui est l’un des concepts fondamentaux de la Médecine traditionnelle chinoise.
Gong voulant dire travail ou entraînement, le Qi Gong est une pratique qui consiste à entraîner le Qi, c'est-à-dire le mobiliser, le renforcer, l'accroître, l'épurer, l'équilibrer et le faire circuler harmonieusement dans le corps et l'esprit.
Rappelons qu’outre l'entraînement énergétique constitué du tai-chi et du Qi Gong, la MTC comprend quatre autres pratiques : la diététique chinoise, l'acupuncture, la pharmacopée chinoise et le massage Tui Na.
Notre fiche Médecine traditionnelle chinoise donne plus de détails sur le Qi et la MTC en général.
Christophe Topalian
Maitriser le QI par le corps
La pratique régulière du Qi Gong est destinée à renforcer et assouplir la structure musculosquelettique du corps et à optimiser les fonctions de l'organisme, dans le but d'entretenir la santé et de promouvoir la longévité.
Dans le cas de maladies, elle peut participer à la guérison.
En favorisant la concentration, le Qi Gong serait aussi bénéfique dans de multiples domaines : professionnel, sportif, artistique ou éducatif.
Il existe également des exercices conçus spécifiquement pour préserver l'énergie sexuelle.
Par le contrôle du corps, de la respiration et de la pensée, les adeptes du Qi Gong peuvent aussi apprendre à percevoir leur énergie vitale, à la concentrer et à la diriger le long des trajets d'énergie (les méridiens de l'acupuncture).
Ils pourraient même en venir à absorber directement le Qi de la terre, du ciel ou de la nature. Pour pratiquer le Qi Gong, on utilise :
- La visualisation et la méditation.
- Des exercices respiratoires, entre autres par la récitation continue de sons sans signification comme Soo Soo Ma Di Di Di Si ou Wa Na Wat Da Wa Si1.
- Des postures immobiles, tenues un certain temps.
- Des mouvements très diversifiés et généralement très lents, ou des enchaînements de mouvements.
- Des étirements et des ondulations.
- Une grande attention mentale.
Mentionnons que les exercices de Qi Gong sont composés de mouvements plus courts et isolés que ceux du tai-chi.
De plus, ils peuvent parfois être exécutés en position couchée, tandis que le tai-chi est essentiellement pratiqué à la verticale.
Une connaissance approfondie de la Médecine traditionnelle chinoise n'est pas indispensable à la pratique du Qi Gong, mais certaines notions sont utiles pour une pratique personnelle avertie.
On peut s’en tenir à considérer le Qi Gong comme une gymnastique, et en retirer de nombreux bénéfices; mais ce serait passer à côté de beaucoup de ses vastes possibilités.
Les enseignants de Qi Gong, par contre, doivent avoir une excellente compréhension de la MTC afin d'orienter les pratiquants vers les exercices appropriés à leur état.
Selon l'Institut Européen de Qi Gong, la pratique régulière d'exercices appropriés (parmi une très vaste gamme) permettrait les applications suivantes :
Prévention :
Promouvoir la souplesse, la détente, la relaxation, la gestion du stress, l’équilibre psychosomatique, une meilleure vitalité, la prévention des maladies, l’entretien de la mémoire et un meilleur sommeil.
Approche curative :
Améliorer la santé des personnes souffrant, entre autres, de maladies cardiovasculaires, d'hypertension, d'insomnie, de déficit oculaire, de diabète, de paralysie, de maladies dégénératives, de déficit profond de l'immunité, d'asthme et d'hypercholestérolémie.
Épanouissement sportif :
Augmenter la qualité du contrôle, l'endurance, la respiration et la capacité de propulsion soudaine.
Développement personnel :
Moduler la réponse émotionnelle et l'adaptation au stress psycho-émotionnel ou affectif; favoriser, tant chez l'adulte que chez l'enfant, la mémorisation, l'effort intellectuel, l'imagination et la créativité.
Ouverture spirituelle :
Favoriser le développement de certaines qualités, comme le calme, la sérénité et le lâcher-prise.
Le Qi du maître guérisseur
Dans son application médicale, le Qi Gong est de deux natures : il y a celui que l'on pratique soi-même sous forme d’exercices (Qi Gong Yang Sheng) et celui qui peut être appliqué sur un malade par un praticien (Qi Gong Waiqi).
Dans ce cas, un maître ayant atteint une très grande expertise pourrait non seulement émettre du Qi, mais l'orienter spécifiquement sur un organe malade.
Des récits rapportent que de telles personnes peuvent anesthésier des patients pour une chirurgie, réparer des blessures et même soigner un cancer.
Plusieurs chercheurs ont d’ailleurs mesuré un champ magnétique jusqu’à mille fois supérieur à la normale au bout des doigts des intervenants, au moment de l'émission du Qi.
Dans une étude publiée en 2004, les auteurs mentionnent que même s’il y a encore des gens qui nient la possibilité que du « Qi » puisse être émis par un humain, la plupart des scientifiques impliqués dans ce domaine considèrent qu’il s’agit désormais bel et bien d’une réalité.
Selon eux, il est clair que des gens expérimentés peuvent émettre une forme de bioénergie (qu’on peut appeler Qi) produisant des effets physiques, chimiques et biologiques mesurables.
Selon la perspective de l'énergétique chinoise, tous les « guérisseurs » émettent du Qi, quel que soit le nom qu'on donne à leur approche.
Les pratiques des guérisseurs sont théoriquement interdites en Occident, mais elles sont plus ou moins tolérées parce que considérées comme anodines ou fantaisistes (puisque le praticien ne touche même pas son patient).
Il importe toutefois que les guérisseurs n’incitent pas leurs patients à refuser les traitements médicaux classiques.
Applications thérapeutiques
Peu de recherches sur les applications du Qi Gong se conforment aux stricts protocoles scientifiques modernes.
De plus, les recherches, surtout menées en Chine ou en Corée depuis 25 ans, sont rarement publiées en Occident.
Cela dit, voici les conclusions des principales études accessibles.
Il est important de noter que, pour la plupart d’entre elles, les chercheurs précisent que des facteurs comme le peu d’études disponibles, le nombre restreint de participants, l’absence de randomisation ou d’une intervention placebo limitent la portée des conclusions.
D’autres études seront donc nécessaires pour confirmer les résultats.
Aider à réduire l’hypertension :
L’utilisation du Qi Gong dans le traitement de l’hypertension est l’un des sujets les mieux documentés.
Une revue systématique publiée en 2007 a recensé 12 essais cliniques randomisés. Ces essais, incluant au total plus de 1 000 participants, ont comparé le Qi Gong (seul, avec médication ou avec thérapie classique) à diverses conditions (médication seule, report sur une liste d’attente, exercice et relaxation musculaire progressive combinée à la thérapie classique).
Les résultats laissent entendre que la pratique régulière du Qi Gong pourrait avoir des effets positifs sur la diminution de la pression sanguine.
Contribuer à réduire le stress :
Une étude en chassé-croisé portant sur dix étudiants en bonne santé a évalué l’effet de l’émission de Qi par un maître (Qi Gong externe) sur le stress éprouvé, les concentrations de cortisol (hormone associée au stress) et les ondes cérébrales.
Les étudiants ont participé alternativement à une séance de Qi Gong de 60 minutes, vraie ou simulée.
Ils ont éprouvé significativement plus de satisfaction, de calme et de relaxation avec le Qi Gong réel qu’avec le Qi Gong simulé.
Les résultats démontrent également une réduction significative des indicateurs de niveau de stress : baisse du cortisol, diminution des ondes bêta et augmentation des ondes alpha.
Renforcer le système immunitaire :
De nombreuses études in vitro et in vivo ont examiné l’effet du Qi Gong sur différents paramètres de l’immunité.
Plusieurs ont indiqué que l’émission de Qi par des maîtres ou la pratique régulière du Qi Gong pouvaient avoir un effet mesurable sur la production de diverses cellules immunitaires comme les monocytes, les lymphocytes, les cellules tueuses naturelles (natural killer - NK), les neutrophiles, etc.
Bien que ces résultats soient encourageants, leur portée clinique est encore limitée. Mais selon la majorité des chercheurs concernés par ces études, il semble justifié de poursuivre les recherches. Voici les conclusions de l’une de ces études :
Publiée en 2003, elle a porté sur l’influence de la pratique du Qi Gong sur différentes cellules immunitaires.
Elle comprenait deux expérimentations. Dans la première, 60 hommes ont été répartis en deux groupes.
Les membres du groupe Qi Gong ont participé à une séance de 60 minutes d’exercices dirigés par un maître.
Ils ont été invités à mobiliser et à diriger leur Qi.
Les membres du groupe témoin ont exécuté les mêmes exercices, mais sans tenir compte du Qi.
Les résultats indiquent une augmentation significative du nombre de lymphocytes deux heures après la séance pour le groupe Qi Gong seulement.
Par contre, le nombre de monocytes tout de suite après la séance a augmenté de la même façon dans les deux groupes.
Dans la seconde expérimentation, 28 hommes recevaient soit une émission de Qi de dix minutes, soit une thérapie contrôle au cours de laquelle le maître reproduisait les mêmes gestes, sans émettre de Qi.
Le nombre de monocytes mesuré tout de suite après la séance a été significativement plus élevé après la véritable émission de Qi.
Toutefois, contrairement aux résultats d’autres études, au cours de ces deux expérimentations, le nombre de cellules tueuses naturelles (NK) et de neutrophiles n’a pas augmenté à la suite du Qi Gong.
En fait, le nombre de cellules NK a même diminué lors de la première expérimentation dans les deux groupes.
Contribuer à la diminution des symptômes du syndrome prémenstruel (SPM) :
Deux essais cliniques randomisés ont évalué l’effet de l’émission de Qi sur les symptômes prémenstruels chez de jeunes femmes souffrant du syndrome prémenstruel. La première étude a porté sur 36 femmes : la moitié d’entre elles a reçu des séances de 10 minutes de Qi appliqué par un maître; pour les autres, le maître reproduisait les mêmes gestes, mais sans émettre de Qi.
Quatre séances par cycle menstruel ont été effectuées, pendant deux cycles. Comparativement aux femmes soumises au traitement témoin, celles qui ont reçu le Qi ont rapporté une amélioration significative de leurs sentiments négatifs, de la douleur, de la rétention d’eau et des symptômes du syndrome prémenstruel.
Dans la seconde étude, un groupe de Qi Gong (neuf séances de 10 minutes d’émission de Qi par un maître, réparties sur deux cycles menstruels) a été assigné à 23 jeunes femmes, et 23 autres ont été placées sur une liste d’attente.
Soixante minutes après les interventions, les auteurs ont noté un effet significatif à court terme sur la douleur, l’anxiété et la dépression.
À plus long terme, les résultats indiquent une diminution significative de la douleur et de la rétention d’eau chez les femmes ayant reçu le Qi en comparaison avec celles du groupe témoin.
Aider à diminuer la perception de la douleur chronique :
L’émission de Qi (Qi Gong externe) a été testée chez des personnes âgées souffrant de douleur chronique.
Une première étude randomisée a évalué l’effet de 20 minutes de Qi, deux fois par semaine durant quatre semaines, chez 43 participants volontaires recrutés par l’intermédiaire d’affiches
. Vingt d’entre eux ont reçu du Qi; les autres, les soins d’usage.
Les douleurs rapportées par les participants du groupe Qi Gong ont diminué significativement tandis que les douleurs du groupe témoin sont demeurées stables.
De plus, une amélioration significative de l’humeur a été notée dans le groupe Qi Gong.
Une autre étude randomisée avait préalablement donné des résultats semblables.
Vingt personnes âgées ont reçu quatre séances d’émission de Qi, deux fois par semaine durant deux semaines, et 20 autres ont reçu les soins d’usage.
Les résultats indiquent une diminution de la perception de la douleur et une amélioration significative de l’humeur chez les participants du groupe Qi Gong.
Atténuer les effets indésirables de la chimiothérapie et renforcer l’immunité :
Une recherche sur les effets du Qi Gong a été menée auprès de 67 femmes traitées en chimiothérapie pour un cancer du sein.
Trente-deux d’entre elles ont pratiqué le Qi Gong (de 15 minutes à une heure d’exercices par jour, durant 21 jours) et 35 ont été assignées à un groupe témoin. Cette recherche a conduit à la publication de deux études en 2006.
Dans la première, les résultats indiquent qu’à la fin du traitement, la détresse associée à certains symptômes incommodants comme la douleur, les engourdissements, les brûlures d’estomac et les étourdissements avait été réduite de façon significative dans le groupe Qi Gong par rapport au groupe témoin.
Par contre, du côté de la détresse psychologique, le Qi Gong avait amélioré seulement deux des indicateurs étudiés : le renforcement du goût de vivre et la hausse de l’optimisme envers le futur.
Les résultats de la seconde étude indiquent une diminution significative de la leucopénie (faible taux de globules blancs, associé à la chimiothérapie) chez les participantes ayant reçu le Qi Gong.
Améliorer la qualité de vie des personnes âgées :
Une étude publiée en 2003 a analysé l’effet de l’émission de Qi par un maître de Qi Gong sur l’anxiété, la fatigue, la dépression, la douleur et la pression sanguine de 94 personnes âgées.
Les participants ont été séparés aléatoirement en deux groupes égaux.
Ceux du premier groupe ont reçu une seule émission de Qi de 10 minutes.
Dans l’autre groupe, le maître appliquait la même procédure, mais sans émettre de Qi. Dans le groupe Qi Gong, seul le niveau d’anxiété rapporté par les sujets a diminué de façon significative par rapport au groupe placebo, même si les autres paramètres ont aussi légèrement diminué (dépression, fatigue, douleur et pression sanguine).
Améliorer la qualité de vie des personnes ayant un problème cardiaque :
Une récente étude a comparé l’efficacité du Qi Gong et d’un programme de relaxation progressive pour améliorer la qualité de vie de 65 personnes atteintes de divers troubles cardiaques.
Les participants, qui étaient envoyés par un spécialiste, ont effectué quatre séances de 20 minutes de chacune des thérapies, en alternance.
Les résultats indiquent que le Qi Gong améliore significativement les résultats de sept des huit paramètres choisis pour évaluer la qualité de vie, contre un seul pour la relaxation progressive.
Par contre, cette dernière a engendré une diminution plus importante de la tension artérielle que le Qi Gong.
Contribuer à la réadaptation cardiaque :
Des programmes de réadaptation sont souvent recommandés à la suite d’un problème cardiaque.
Récemment, deux études ont évalué l’intérêt du Qi Gong dans ce domaine.
Une première étude clinique randomisée a étudié l’effet du Qi Gong combiné à des groupes de discussion sur les habiletés physiques de 95 personnes âgées de 73 ans et plus et affectées d’une maladie de l’artère coronaire.
La moitié d’entre elles a participé à des rencontres hebdomadaires comprenant une heure d’exercices de Qi Gong et deux heures de discussions sur différents thèmes en lien avec leur état.
Les autres ont reçu les soins usuels.
Les résultats ont montré des améliorations significatives du niveau d’activité physique rapporté, de la coordination et de l’équilibre chez les sujets du groupe Qi Gong-discussion.
Une seconde étude clinique randomisée s’est penchée sur l’impact de 16 semaines de Qi Gong sur la réadaptation physique de personnes atteintes de fibrillation auriculaire (un trouble du rythme cardiaque).
Les 43 participants ont été randomisés soit dans le groupe témoin (liste d’attente), soit dans le groupe Qi Gong (deux fois 90 minutes d’exercices par semaine).
Les résultats indiquent une amélioration significative de la capacité fonctionnelle chez les participants du groupe Qi Gong autant à la fin des exercices que 16 semaines plus tard.
Les participants du groupe témoin n’ont présenté aucun changement significatif.
Aider à gérer les symptômes associés au diabète :
Une étude portant sur dix personnes souffrant de diabète a été conduite en 1999 afin d’évaluer les effets de la marche Qi Gong, un exercice plus doux et plus lent que la marche classique.
Pendant trois jours consécutifs, une demi-heure après le repas du midi, les participants ont soit fait une marche Qi Gong de 30 à 40 minutes, soit une marche classique de même durée, soit ils se sont reposés.
Les mesures de glycémie et de la fréquence cardiaque étaient prises avant la marche et 20 minutes suivant l’exercice ou la période de repos.
Les résultats indiquent que la marche Qi Gong, tout comme la marche classique, entraîne une diminution significative du taux de glucose dans le sang et de la fréquence cardiaque, comparativement à l’absence d’exercice.
Selon les auteurs, la marche Qi Gong pourrait être une solution de rechange intéressante dans le cas de patients ayant un état de santé altéré.
Réduire les symptômes associés à la maladie de Parkinson :
Deux études cliniques randomisées récentes ont été répertoriées; elles présentent des résultats contradictoires.
La première a évalué les effets d’exercices de Qi Gong en groupe (90 minutes par semaine durant deux mois) par rapport à un groupe contrôle de 56 personnes atteintes de la maladie de Parkinson.
Les résultats ont affiché une amélioration significative des symptômes moteurs, après trois mois et six mois, chez les participants du groupe Qi Gong.
De plus, l’incidence de plusieurs symptômes non moteurs (constipation, douleur, perturbation du sommeil et somnolence dans la journée) a été atténuée.
Les auteurs ont conclu que le Qi Gong pourrait être un traitement prometteur.
La seconde étude, en chassé-croisé, a comparé un entraînement aérobique au Qi Gong, chez 26 personnes âgées atteintes de la maladie de Parkinson.
Trois fois par semaine, pendant sept semaines, les sujets participaient à des séances de 45 minutes soit d’aérobie soit de Qi Gong.
Ils avaient ensuite congé pour deux mois avant de suivre le traitement opposé.
Les résultats ont démontré des améliorations significatives pour l’intervention d’aérobie, mais pas pour celle de Qi Gong.
Aider au sevrage de l’héroïne :
Un seul essai clinique randomisé, publié en 2002, a exploré l’efficacité du Qi Gong durant un sevrage de l’héroïne.
Pendant les dix premiers jours de leur cure de désintoxication, 86 hommes ont été répartis en trois groupes : Qi Gong (séances de 2 h à 2 h 30 de Qi Gong par jour en groupe, et de 10 à 15 minutes de Qi transmis par un maître); médication (protocole de sevrage avec lofexidine-HCL); et groupe témoin (soins de base et médication uniquement pour gérer les symptômes graves).
Selon les résultats, les participants du groupe Qi Gong ont eu un processus de désintoxication accéléré ainsi qu’une réduction significative de leur niveau d’anxiété et des symptômes associés au sevrage.
Les auteurs concluent que le Qi Gong pourrait être bénéfique dans le sevrage de l’héroïne, en plus d’avoir l’avantage de ne pas induire d’effets secondaires.
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